Brice, vous adhérez à REP et pourtant vous n'avez plus l'occasion de venir aux conférences ?

Dernière mise à jour : 27 juil.

Bonjour Brice, vous ne venez plus aux conférences proposées par l’association REP et pourtant vous continuez à régler votre cotisation annuelle ! Pourquoi ?

Effectivement ma retraite dans un petit hameau en Touraine m’a éloigné de Tours, puis j’ai eu quelques soucis de santé, maintenant ça va mieux. Je vais donc revenir vous voir aux prochaines conférences. J’ai bien aimé continuer à lire votre newsletter, c’est aussi par solidarité, par envie de vous soutenir, de faire un geste pour autrui, cela fait partie de petites choses qu’il m’est facile de faire, c’est en rapport avec mes valeurs. Je constate que c’est important pour vous, j’en suis ravi. Vous savez Stéphane, les initiatives comme REP ne sont pas courantes aujourd’hui.

Merci Brice pour cet encouragement, notre petite entreprise d’accompagnement sous forme de conférences et de rencontres ne durera pas éternellement mais elle existe quand même depuis bientôt 8 ans, grâce à vous !

Vous avez été responsable des services généraux pendant une douzaine d’années ?

Oui les services généraux c’est la mise à disposition des collaborateurs de l’entreprise de tout ce qui est nécessaire à leur travail : achat de mobilier, de matériel bureautique, fournitures de bureau, mais aussi gestion de la flotte de véhicules, organisation d’évènements, gestion des salles de réunion, entretien du patrimoine immobilier, propreté des locaux, chauffage, climatisation, etc ; mais attention, si un « office manager » peut faire beaucoup de ces tâches au « premier niveau » , c’est à dire par lui même ou par son équipe, il doit aussi souvent manager des entreprises extérieures par 3 axes : qualité, coût, délais. D’autre part, il doit aussi savoir passer des marchés, réaliser des appels d’offres et pour cela avoir de bonnes notions juridiques, et des qualités de négociateur... Ici comme ailleurs, l’argent est le nerf de la guerre : le responsable des services généraux doit savoir élaborer et optimiser son budget. Enfin, il est le garant de la conformité réglementaire de l’environnement de travail. Les services généraux sont une activité transverse et nous avons à faire à des interlocuteurs multiples. Il faut aimer rendre service, savoir faire preuve d’agilité et de réactivité tant les domaines sont variés, et ne jamais perdre de vue l’intérêt de l’entreprise.

C’est un métier, qui n’est pas très connu, un métier d’avenir ?

Oui, certainement , bien qu’il faille une taille d’entreprise suffisante et conséquente, environ une centaine de salariés pour justifier de ce type de poste. Peut-on exercer ce métier auprès de plusieurs entreprises simultanément ?

Pourquoi pas. Effectivement, l’idéal pour une petite entreprise est d’avoir un « office manager », poste qui peut être mutualisé. Cela permet au responsable de se consacrer pleinement à ses clients et ses salariés. Toutes les tâches administratives sont alors confiées à cet office manager : la réservation des salles de réunion, la réservation de déplacements etc. Si j’étais à la recherche d'un manager pourrais-je vous contacter pour être conseillé dans mon choix ?

Oui, bien sûr. En dehors du secteur privé, on trouve parfois cet emploi dans les communautés de communes. C’est le regroupement qui permet de mutualiser le travail et de diminuer son coût.

Vous avez également été employé dans un centre d’hébergement à Tours ?

Oui, durant quelques années, j’ai assuré la partie comptable et les services généraux, l’entretien des logements etc. J’étais alors en recherche d’emploi. Lassé de répondre à des annonces, j’ai décidé de démarcher toutes les agences d’intérim de Tours. Puis j’ai continué avec les grandes associations. C’est ainsi que j’ai trouvé Emergence. J’ai également été accompagné durant plusieurs années par la Maison des Cadres. Un référent encadre chaque adhérent en recherche d’emploi et la démarche de prospection et de rencontres d’entreprises est encouragée. Je n’avais jamais eu l’idée de prospecter au début. De plus je trouvais cela humiliant, Il y avait comme une barrière psychologique. Pourtant j’ai toujours été bien accueilli. J’ai passé un master en management à 56 ans et j’ai pu me dire que je n’étais « pas mort » ! Si cela m’a beaucoup apporté sur un plan personnel, par contre les recruteurs n’ont pas tenu compte de cet effort... l’âge compte plus que l’expérience et la volonté... J’ai mal vécu d’être chômeur. Désormais je suis à la retraite, et j’ai le temps de me retourner sur mon parcours, de tirer les leçons de l’expérience, et si possible d’en faire profiter ceux qui en ont besoin.

Lorsque l’on est salarié on ne se rend pas compte de la chance que l’on peut avoir. Lorsque j’ai appris la suppression de mon poste, cela m’a donné l’impression d’être au bord du vide. On attend, on reste sans nouvelle. La recherche d’emploi entraîne parfois un changement d’état d’esprit. Pour certains le chômage permet de rebondir mais pour un bon nombre c’est difficile. Se mettre à son compte aujourd’hui n’est pas facile, c’est se placer dans un monde de concurrences. Avec l’âge une certaine lassitude vient s’installer, on est moins dynamique. Il y a peut-être un âge plus propice à la création ou à la reprise d’une entreprise. On ne va pas en rajeunissant. C’est pourquoi l’accompagnement est primordial. Repartir dans une nouvelle direction demande du temps, beaucoup de réflexion, parfois une formation. Comment occupez-vous votre temps disponible depuis que vous êtes à la retraite ?

En plus de REP, j’ai également adhéré à l'association Touraine Inter-Ages, une association de 2400 adhérents qui, avec ses 240 bénévoles propose des cours de langues, des activités sportives et culturelles, des conférences. La seule condition pour y adhérer est d’être à la retraite ou sans activité. En plus de mes cours d’espagnol, j’ai pu faire profiter cette belle association de mon expérience des services généraux.


Merci Brice d’avoir accepté d’échanger un instant. Pour conclure notre échange, quel est votre avis à propos de l’évolution de situation aujourd’hui. Êtes- vous optimiste ? Pessimiste ?


Je ne sais pas, je ne suis ni l’un ni l’autre. Je rappelais tout à l’heure qu’il était désormais impossible pour un pays de rester seul au milieu de la mondialisation ; les choses changent mais il faut du temps et de la persévérance.

Sachons nous adapter.


Brice Poulleau

06 700 445 79

bpoulleau@gmail.com


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